24.10.2009
Mes grands parents

12:26 Publié dans La vie des Amibes | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
08.10.2009
Souvenirs
Joséphine vient de se jeter par la fenêtre, dehors dans le champs à l'arrière de la maison, les moutons égorgés gisent avec les agneaux, tous morts. Les chiens du directeur n'en ont épargné aucun. Fracture ouverte, Joséphine n'a pas vingt ans mais vit comme une petite grand-mère, elle a échoué ici dans ce "lieu de vie " après avoir écumé les hopitaux psychiatriques. Suite au viol et au meurtre de sa soeur par leur père, sa vie s'est brisée dans une folie ombrageuse et un vide sans nom. La semaine précédente elle s'était repassé le bras avec un fer, il y a des souffrances que l'on exprime qu'avec le corps. Je l'aime bien, elle peut être douce et charmante lorsque le quotidien l'absorbe.
Claude, elle, c'est une autre histoire, brutalisée par ses frères, elle ne connait que les rapports de force, elle est parfois marrante avec son rire de chêvre, et passe son temps à fuguer, elle veut partir à Chinatown en Chine.
Charles a perdu ses facultés après un accident de voiture, il en garde une démarche glaudicante et l'esprit d'un enfant de 8 ans, il aime la musique et a la même coupe de cheveux que son chanteur préféré, avec une mèche jaune vif qui lui cache la moitié du visage.
Ensuite il y a Serge un peu pyromane et Mathieu un tantinet sadique, c'est lui qui a découvert les animaux ce matin. Ce drôle d'équipage habite une maison à la campagne qui fût sans doute jolie, mais aujourd'hui, les fenêtres sont brisées, les wc bouchés, la salle de bain impraticable. Ils sont ici pour apprendre à s'occuper d'eux-mêmes, et surtout livrés à eux-même. Moi je suis ici en tant que TUC, un des premiers contrats aidés qui remplace des professionnels par des amateurs. Les temps de présence sont de trois jours, deux nuits, deux jours de repos et on recommence. Drôle d'équipage hétéroclite et passablement à la dérive, il n'y a aucune présence autre que la mienne et celle d'un directeur qui les fuit pour prendre des cours de pilotage avec l'argent de leurs pensions.
Le premier jour de mon arrivée, C'est la fête, Joséphine poursuit Mathieu avec un énorme couteau, il lui a taché sa robe.
Je viens juste de pénétrer dans ce qui sert de cuisine, pas le temps de faire les présentations, une jeune femme effrayée s'accroche à mon bras en me suppliant de reprendre l'arme. Pas d'autre choix je calme tout le monde et enlève le couteau, une fois l'ambiance plus sereine, je demande à voir la monitrice, elle se tient près de moi toujours accrochée à mon bras, ça commence bien!
18:31 Publié dans La vie des Amibes | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
07.10.2009
Drôle de sensation
Parfois l'impression de mettre les pieds dans des plats de vieille faïence et de batifoler dans des magasins de porcelaine aussi gracieusement qu'un bibendum gonflé à bloc..
Tant pis c'est la vie, envie parfois de mettre un nez de clown au beau milieu d'une conversation triste :o)
Mais il faut surtout marcher dans les ombres des sombres, se glisser le long des murs et éviter de colorer son sillage, invisible et silencieux.
Ou alors
Chuchoter et regarder le sol, comme des gamins ayant un fou-rire prêt à s'envoler dans un battement d'ailes, cachant leur joie de vivre à de grincheuses grandes personnes. Mon pays n'aime pas les facéties
16:11 Publié dans La vie des Amibes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12.07.2009
Ouvrage
Trois jours dans les dunes
A décrocher la lune
A peindre les nuages
A poncer les feuillages
***

20:16 Publié dans La vie des Amibes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
24.05.2009
Araneae
Sur un fil comme un funambule en déséquilibre
un fil d'araignée sombre et à l'affût
Telle une mouche engluée par cette colle assassine
Mes pieds s'arrachent à la toile tendue
Au-delà du vide, au-delà du plein
la vie toute là-bas grouille avide
Tapie elle attend de me gober
de m'avaler, de me dissoudre
Pour engloutir ce que je n'ai pas..
Que ne regarde t'elle au-dessus
le ciel et le vent
la libre pensée douce et paisible
la symphonie de l'azur, de la nature et du temps
la beauté simple et les éclats d'espace
qui ruissellent en chacun de soi.
L'écrin de cette celeste voie en nos coeurs se devine
Infiments grands, infiniments petits
Les chaos intérieurs ravagent nos paradis
09:22 Publié dans La vie des Amibes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.04.2009
Au bout des plumes
A travers les sourires d'anges et leurs fines colonnes de soleil
Elle sans aile, légère et fluide, se love au creux des courants d'air frais
Vu du ciel la vie est belle
11:59 Publié dans La vie des Amibes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
α Antliae, la machine pneumatique
Il n'avait jamais vu le spectre du soleil ensanglanter l'océan
braises incandescentes d'étoile mourante dans des flots rougeoyants.
Elle n'avait jamais vu d'iceberg descendu de la nuit polaire
écraser de froideur, la douceur des matins clairs
Autant fier qu'elle était folle, ils menaient une bizarre farandole
Déviés et déviants, leurs mots et silences se jouaient d'eux
Ephémères et eternels, les jeux restaient les mêmes
Deux mondes parallèlles en quête de secantes,de ponts, de passerelles
Deux mondes parallèlles en errance, en éveil, dans un vide immortel
http://fr.wikipedia.org/wiki/Machine_pneumatique
11:59 Publié dans La vie des Amibes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.04.2009
La vie secrète des Amibes
En rond comme un bocal dans un poisson !
Mêmes horaires, mêmes ittinéraires
Même erreurs, même lenteur
Surtout se ressembler...
Sédentaire et routinier.
***
Vacances
Et lorsque tu crois t'évader
C'est un...
Voyage sans aventure
Mêmes normes, même drame
Ou que tu ailles tu emportes ton ennui
tes clones et tes failles
***
Mariage
Ils sont beaux
Conformistes et casés
Repus et bientôt blasés
Insatisfaits sans savoir de quoi
Si ce n'est cette amère frustration
De ne savourer que l'achat du vent
Consommé pour les autres
Comme un perroquet sans voix
Malheureux toxicomanes d'apparat
Plaire n'a qu'un temps...
***
La vie cette autre chose...
Ha la belle construction contrôlée
A l'abri du sentiment non sonnant et trébuchant qui apeure
Dans laquelle gît
Ton enfant, ta femme, ton mari, ton chat
Dans ce foyer plastique qui
te sert d'alibi
dans lequel s'asphyxie la fantaisie
la magie de l'impalpable..
***
L'éphémère
Aimer ? Elle se leurre
Elle se sécurise dans une cage dorée et oxydable
Qui sait peut être qu'à la naissance de ses rides
Les barreaux qui lui servent de repères
Rongés par le vide...lui ouvriront l'esprit
***
L'eternel
Mais le plus probable,
C'est qu'ils tourneront en rond
Toujours enchainés à cette idée
Qu'ils n'ont qu'à suivre à la lettre
Leurs modèles et leurs maitres
13:59 Publié dans La vie des Amibes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
17.02.2009
Humour
J'avais 15 ans et une copine au collège, une jeune fille trisomique qui souvent me montrait ses cahiers, elle travaillait beaucoup et bien pour prouver qu'elle était "normale", en me disant souvent:" tu sais je ne suis pas gogole" ..C''était une très chouette petite nana, avec une conscience bien plus grande que certains bien pensants du même âge :-)
Un jour je la vois pendant la pause son pantalon remonté sur ses genoux au milieu d'une bande rigolarde, je m'approche, elle rit en faisant des pitreries, je l'accompagne et rit aussi. Au fond je suis contente pour une fois qu'on fait attention à elle, sauf que je me rend vite compte qu'il y a un truc qui cloche. Et que ce sont eux qui lui demandent de remonter son pantalon encore plus haut et de faire d'autres idioties.
Le temps de les observer, de comprendre le glissement vers quelque chose qui n'est plus vraiment du rire, je l'attrape et je lui dis d'arrêter qu'ils se moquent d'elle. Douche froide . je l'emmène avec moi .
Je crois que mon sens de l'humour s'arrête là :o)
22:38 Publié dans La vie des Amibes | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
22.08.2008
Le tombeau des lucioles
00:45 Publié dans La vie des Amibes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



