30.10.2009

Akouma

Les dieux du Feu

24.10.2009

Mes grands parents

GranMAetPA.jpg

17.10.2009

Artisan-verrier

Plus qu'un travail un métier, au-delà du savoir-faire un talent. Voilà que j'apprends la disparition de l'atelier Le bihan vitraux à Quimper.
http://lebihanvitraux.over-blog.fr/

Extrait:

"Le patrimoine, c'est aussi un savoir-faire ancestral qui se transmet de père en fils, comme celui de maître verrier par exemple...
Ce savoir-faire, la famille Le Bihan-Saluden l'exerçait depuis 1791. D'abord à Saint-Pol-de-Léon. Après quelques déplacements géographiques, l'atelier s'installe en 1947 dans le quartier de Sainte-Bernadette à Quimper. On ne compte plus, depuis, le nombre de vitraux sauvés du désastre par l'habileté de ces artisans. Antoine a succédé à son père Jean-Pierre en l'an 2000, il l'accompagnait depuis 1985, à sa sortie de l'école des Beaux-Arts.
."

La rage au coeur

Ce ne sont pas les chantiers qui ont manqué, des prestigieux comme celui de la cathédrale de Quimper, la basilique de Saint-Pol-de-Léon, Nantes, Vannes, Rennes, Laval et... La Martyre. Mais l'atelier a aussi réalisé des vitraux à partir de cartons d'artistes contemporains comme Dilasser, Federenko... Il y a eu jusqu'à neuf compagnons pour oeuvre auprès de Jean-Paul puis d'Antoine.

Sur la grande baie vitrée qui donne sur la rue Michel-Marion, Antoine, la rage au coeur a affiché une centaine d'attestations de travaux, toutes aussi dithyrambiques les unes que les autres et signées par des architectes des Bâtiments de France. L'excellence du travail, le respect des temps impartis, tout y est. Mais au fil des ans, les restaurations se sont faites plus rares, les financements de la Drac en particulier n'ont pas suivi. Les matériaux ont augmenté de façon inouïe, « Jusqu'à 100 % pour le plomb cette année. » Et le plomb, c'est indispensable pour joindre les vitraux. « Et puis, dans les appels d'offres, c'est le moins disant qui l'emporte ». "

C'est le monde du business, les inutiles qui jouent du pipeau quand de véritables virtuoses se retrouvent au sol.
Lamentable

14.10.2009

Boulot

J'ai le plaisir de vous annoncer que j'ai trouvé un poste de médiateur culturel dans une galerie associative :-)

13.10.2009

Trois tours de net

Pendant que les uns s'étirent dans des lits dignes de la princesse aux petits pois
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/2009101...

D'autres se trainent sur des paillasses

 Et lorsque le chef fait un discours...
http://www.dailymotion.com/search/discours+sarkozy/video/...

Pendant ce temps là ils se redécoupent des parts de rois:
http://www.urvoas.org/2009/10/14/decoupage-les-circonscri...

C'est marrant les loups sortent du bois, cela va devenir de plus en plus facile de lire entre les lignes

 La santé n'est pas une marchandise ?

http://www.lefigaro.fr/international/2009/10/13/01003-200...

12.10.2009

Adel Abdessemed

Voilà ce que me suggère les actualités du moment.
http://saintsulpice.unblog.fr/2009/03/20/adel-abdessemed/

Dans notre monde en délire, l'art peut tout se permettre, donc je trouve personnellement que Adel Abdessemed représente bien la mode  intellectuelle du moment.
De ses vidéos très cruelles, on pourra toujours dire qu'elle nous questionne sur nos consciences, et le regard que nous portons sur les actes barbares voir notre hypocrisie sur le traitement des animaux:

http://www.youtube.com/watch?v=jyg5sUT4iRY

Je pense surtout qu'à force de  surenchère à la recherche de sensationnel, pour se démarquer de ses contemporains, on court vers le no limites. Choquer pour exister,  mettre à mal les idées progressistes, toujours aller plus loin dans les limites du soutenable, risque de nous faire bientôt voir les nazis comme des artistes avant-gardistes.
Je ne cautionne pas du tout ce genre d'expression. Mais par contre je la comprends et surtout elle est un bon indicateur du snobisme elitiste, dans ses excès et son sens de plus en plus ténu de l'éthique.

 

08.10.2009

Souvenirs

Joséphine vient de se jeter par la fenêtre, dehors dans le champs à l'arrière de la maison, les moutons égorgés gisent avec les agneaux, tous morts. Les chiens du directeur n'en ont épargné aucun. Fracture ouverte, Joséphine n'a pas vingt ans mais vit comme une petite grand-mère, elle a échoué ici dans ce "lieu de vie " après avoir écumé les hopitaux psychiatriques. Suite au viol et au meurtre de sa soeur par leur père, sa vie s'est brisée dans une folie ombrageuse et un vide sans nom. La semaine précédente elle s'était repassé le bras avec un fer, il y a des souffrances que l'on exprime qu'avec le corps. Je l'aime bien, elle peut être douce et charmante lorsque le quotidien l'absorbe.
Claude, elle, c'est une autre histoire, brutalisée par ses frères, elle ne connait que les rapports de force, elle est parfois marrante avec son rire de chêvre, et passe son temps à fuguer, elle veut partir à Chinatown en Chine.
Charles a perdu ses facultés après un accident de voiture, il en garde une démarche glaudicante et l'esprit d'un enfant de 8 ans, il aime la musique et a la même coupe de cheveux que son chanteur préféré, avec une mèche jaune vif qui lui cache la moitié du visage.
Ensuite il y a Serge un peu  pyromane et Mathieu un tantinet sadique, c'est lui qui a découvert les animaux ce matin. Ce drôle d'équipage habite une maison à la campagne qui fût sans doute jolie, mais aujourd'hui, les fenêtres sont brisées, les wc bouchés, la salle de bain impraticable. Ils sont ici pour apprendre à s'occuper d'eux-mêmes, et surtout livrés à eux-même. Moi je suis ici en tant que TUC, un des premiers contrats aidés qui remplace des professionnels par des amateurs. Les temps de présence sont de trois jours, deux nuits, deux jours de repos et on recommence. Drôle d'équipage hétéroclite et passablement à la dérive,  il n'y a aucune présence autre que la mienne et celle d'un directeur qui les fuit pour prendre des cours de pilotage avec l'argent de leurs pensions.

Le premier jour de mon arrivée, C'est la fête, Joséphine poursuit Mathieu avec un énorme couteau, il lui a taché sa robe.
Je viens juste de pénétrer dans ce qui sert de cuisine, pas le temps de faire les présentations, une jeune femme effrayée s'accroche à mon bras en me suppliant de reprendre l'arme. Pas d'autre choix je calme tout le monde et enlève le couteau, une fois l'ambiance plus sereine, je demande à voir la monitrice, elle se tient près de moi toujours accrochée à mon bras, ça commence bien!

07.10.2009

Drôle de sensation

Parfois l'impression de mettre les pieds dans des plats de vieille faïence et de batifoler dans des magasins de porcelaine aussi gracieusement qu'un bibendum gonflé à bloc..
Tant pis c'est la vie, envie parfois de mettre un nez de clown au beau milieu d'une conversation triste :o)
Mais  il faut surtout marcher dans les ombres des sombres, se glisser le long des murs et éviter de colorer son sillage, invisible et silencieux.

Ou alors

Chuchoter et regarder le sol, comme des gamins ayant un fou-rire prêt à s'envoler dans un battement d'ailes, cachant leur joie de vivre à de grincheuses grandes personnes. Mon pays n'aime pas les facéties

 

Pas mal non ?

 

http://www.imf.org/external/mmedia/view.asp?eventID=1632

03.10.2009

Brésil !

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