24.10.2009
Mes grands parents

12:26 Publié dans La vie des Amibes | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
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Commentaires
Des grands parents qui, en 40, ont pu retourner travailler aux US...
Evoquer les faits réels des vies des personnes disparues, ça leur donne une épaisseur énorme.
Ne pas pouvoir le faire, demeure une vraie blessure.
Ecrit par : baillergeau | 27.10.2009
Non justement, ils avaient la possibilité de retourner aux Etats-Unis pendant un an donc jusqu'en 1940, le papier est daté de 39 . Mon grand-père est resté prisonnier pendant trois ans, l'argent qu'ils avaient économisé et qu'ils avaient confié à sa soeur , elle l'avait utilisé pour s'acheter un immeuble, à la fin de la guerre lorsqu'elle les a remboursé ils n'avaient pas de quoi s'acheter une maisonette, ils n'ont jamais pu retraverser l'atlantique. Ma grand-mère avait son coeur là-bas aux USA, de temps en temps elle ouvrait une grande malle de voyage et me montrait ses trésors et parlait de ce pays, je ne m'en souviens pas beaucoup j'étais trop petite mais je sais le poids que c'est de revenir pour retrouver ce qu'on avait fui.
Ecrit par : Catherine | 27.10.2009
Moi aussi je suis une petite fille d'emmigrés
Ecrit par : Catherine | 27.10.2009
Excuses pour cette erreur d'interprétation.
Heureusement, Rosset dans "La logique du pire" m'absout.
"Il n'y a pas de délire d'interprétation, puisque toute interprétation est un délire"
Ouf !
Ecrit par : baillergeau | 28.10.2009
lollC'est cette histoire de débat sur l'identité nationale qui m'a fait mettre ces documents sur mon blog.Mon arrière-grand-père lui a vécu la même histoire parti aux USA il est revenu en France pour la guerre 14-18 et est mort dans le bois de la Gruerie, renommé le bois de la "Tuerie" une semaine plus tard. Forcément dans ma famille comme dans beaucoup d'autres, le terme de "nation" est symbolisé par cette guerre immonde. Et pourtant en 39 c'est ce même terme qui a fait revenir mon grand-père.Ma grand-mère, elle, était américaine de coeur. La symbolique du drapeau, de la marseillaise pour renouer avec ce sentiment fort des limites de notre territoire et de notre histoire, arrive à une époque où la mondialisation exerce sur notre quotidien des pressions plutôt angoissantes. Aujourd'hui ce n'est pas l'identité française qu'il faudrait mettre en exergue, mais l'identité européenne. Lorsque l'on sait que tous les mouvements nationalistes se répandent à travers nos pays, l'important ne serait-il pas d'encourager un autre chemin que celui rebattu pendant des siècles et qui nous a entrainé dans deux guerres mondiales ?
Quant à l'emmigration je vais faire simple, ici j'ai l'habitude de dire qui aime la Bretagne est breton :o)
Nous avons cette identité racine forte qui au départ nous rabaissait dans les années 1900 au rang de population dégénérée, avec thèses racistes.. les autochtones restant la cible partout dans le monde, l'évolution ne peut se faire qu'en évitant d'opposer de manière caricaturale, les ethnies les unes contre les autres mais en dissociant cultures traditions et religion, les amalgames nous les avons évité sous la forme laïque de notre république française, avec des erreurs mais le plus souvent rectifiées. Nation est un terme trop chargé de sang et d'exclusion. L'emmigration nous est necessaire vitale et porteuse d'émulation, de créativité, le mealting-pot peut être joyeux et liant. Mais lorsque mon grand-père qui était déjà aux USA a demandé à ma grand-mère de le rejoindre il lui a juste demandé une chose:Enlève ta coiffe... elle ne l'a jamais regretté et jamais remise.
Ecrit par : Catherine | 28.10.2009
Tu dis qu' "Aujourd'hui ce n'est pas l'identité française qu'il faudrait mettre en exergue, mais l'identité européenne".
Quand on sait comment l'identité française s'est constituée, d'alliances forcées en conquêtes saignantes, de refus des langues et cultures locales en contraintes de toutes sortes, les populations sous le boisseau ont fini par constater les avantages apportés par le pouvoir centralisateur qui lui même a estimé que la désentralisation avait un intérêt pour tous.
L'équilibre n'est pas atteint, mais il est en cours de réalisation.
Avons-nous commencé à regarder comment l'identité européenne (pas à 27, mais à 6 ou 15) pourrait naître effectivement ? C'est dur le réel !
Je pense que nous n'avons pas beaucoup avancé depuis Victor Hugo !
Ecrit par : baillergeau | 28.10.2009
Oui la diversité fait déjà parti de notre terreau et il a fallu du temps pour s'en rendre compte. De cette expérience là, nous aurions pu en tirer les fruits et élargir notre horizon.
Lui... son pays c'est Neuilly :o)
Ecrit par : Catherine | 28.10.2009
Les sentiments patriotiques aveugles sous l'oeil de la nation c'est quelque chose qui me glace.
L'unification tentée en écrasant les cultures régionales a fait des dégâts, mais nous avons cette expérience utile pour accueillir d'autres communautés dans notre pays, et nous saurions bien inspirés de promouvoir la richesse culturelle des emmigrants que nous accueillons. Il ne suffit pas de lobotomiser tout un passé pour injecter une certaine idée de la nation française , c'est le mélange des deux qui nous enrichit.
A condition de ne pas associer culture tradition et religion.
Ecrit par : Catherine | 29.10.2009
Ton modèle de transformation est un paradigme, mais pour le réaliser il faut de grands hommes rares et courageux, qui freinent et parfois luttent contre leur propre camp - PMF, de Gaulle, Mitterrand et sans doute pas d’autres.
Prenons un exemple qui nous touche chaque jour.
Les migrants qui nous viennent de pays figés dans un passé bien antérieur au Christ ou à Mahomet, ont une idée de la femme qui la place à un niveau de non-reconnaissance quasi-total.
Quand ils souhaitent s’intégrer à notre nation, c’est une chose sur laquelle nous ne pouvons transiger, les droits des femmes et des petites filles de ces migrants ne peuvent pas être différents de ceux des gens de notre pays – ça ne se négocie pas, c’est la règle du jeu.
Les récupérations religieuses ou culturelles ne doivent pas nous impressionner et noyer le poisson est une lâcheté qui nous coutera cher !
Par ailleurs, les solutions communautaristes de nos voisins anglais sont des modèles d’hypocrisie qu’ils rêvent de nous imposer et que la droite ne trouve pas choquante, habituée au mépris des autres.
Ecrit par : baillergeau | 29.10.2009
Oui ne pas mélanger culture tradition et religion avec comme cadre les droits de l'homme... et de la femme :-)
Ecrit par : Catherine | 29.10.2009
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