17.10.2009
Artisan-verrier
Plus qu'un travail un métier, au-delà du savoir-faire un talent. Voilà que j'apprends la disparition de l'atelier Le bihan vitraux à Quimper.
http://lebihanvitraux.over-blog.fr/
Extrait:
"Le patrimoine, c'est aussi un savoir-faire ancestral qui se transmet de père en fils, comme celui de maître verrier par exemple...
Ce savoir-faire, la famille Le Bihan-Saluden l'exerçait depuis 1791. D'abord à Saint-Pol-de-Léon. Après quelques déplacements géographiques, l'atelier s'installe en 1947 dans le quartier de Sainte-Bernadette à Quimper. On ne compte plus, depuis, le nombre de vitraux sauvés du désastre par l'habileté de ces artisans. Antoine a succédé à son père Jean-Pierre en l'an 2000, il l'accompagnait depuis 1985, à sa sortie de l'école des Beaux-Arts. ."
La rage au coeur
Ce ne sont pas les chantiers qui ont manqué, des prestigieux comme celui de la cathédrale de Quimper, la basilique de Saint-Pol-de-Léon, Nantes, Vannes, Rennes, Laval et... La Martyre. Mais l'atelier a aussi réalisé des vitraux à partir de cartons d'artistes contemporains comme Dilasser, Federenko... Il y a eu jusqu'à neuf compagnons pour oeuvre auprès de Jean-Paul puis d'Antoine.
Sur la grande baie vitrée qui donne sur la rue Michel-Marion, Antoine, la rage au coeur a affiché une centaine d'attestations de travaux, toutes aussi dithyrambiques les unes que les autres et signées par des architectes des Bâtiments de France. L'excellence du travail, le respect des temps impartis, tout y est. Mais au fil des ans, les restaurations se sont faites plus rares, les financements de la Drac en particulier n'ont pas suivi. Les matériaux ont augmenté de façon inouïe, « Jusqu'à 100 % pour le plomb cette année. » Et le plomb, c'est indispensable pour joindre les vitraux. « Et puis, dans les appels d'offres, c'est le moins disant qui l'emporte ». "
C'est le monde du business, les inutiles qui jouent du pipeau quand de véritables virtuoses se retrouvent au sol.
Lamentable
14:17 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note




Commentaires
Voir disparaitre cet atelier, c'est voir brûler une bibliothèque.
Pourquoi ? Il faut toujours aller au-delà des raisons avancées.
Notre société est rude avec les artisans, elle flatte leur audace et leur individualisme, mais ne leur montre pas où se trouvent les limites, les économies possibles, les sécurités nécessaires et les synergies utiles.
Leurs banquiers et assureurs sont grotesques, leurs chambres syndicales bien limitées dans leurs possibilités de services.
Et la gauche dans tout ça ?
Elle a pensé qu'ils voteraient toujours à droite.
Sur ce point comme sur d'autres, elle va devoir se reveiller !
Ecrit par : Baillergeau | 17.10.2009
Cet Atelier est bien particulier il se situe entre l'artisanat et l'art. Il aurait mérité plus de soutien.
Ecrit par : Catherine | 18.10.2009
J'ai devine que dans le monde du business les inutiles jouent du pipeau
Ecrit par : Boris | 23.10.2009
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