12.07.2009

Ouvrage

Trois jours dans les dunes
A décrocher la lune
A peindre les nuages
A poncer les feuillages

 ***

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Commentaires

Amis croisés sur des blogs progressistes,

20 ans de chahuts idéologiques n’ont pas permis de trouver une ligne de pensée épousée par une majorité de citoyens voir de socialistes.
Vers quel horizon inéluctable allons-nous ?
Une certitude s’impose à nous : nous nous dirigeons vers une montée colossale du chômage, le nier ou en faire porter le chapeau à d’autres ne sert à rien.
Sommes-nous en mesure de créer une mobilisation autour de ce phénomène propice à tous les dérèglements?
Trois «propositions»:
Comment Former et motiver vers les secteurs en montée d’emploi ?
Comment optimiser les processus de création de vrais emplois ?
Comment Intégrer les laissés pour compte définitifs, dans les rouages de la société ?
Tout le reste est secondaire ou induit de ces trois orientations qui peuvent constituer le vrai de l’action militante.
Trop vieux et trop fatigué pour espérer voir les fruits d’une telle action, je fais cette note pour les plus jeunes afin qu’ils arrêtent les marches vers l’inutile, domaine où les «vieux» ont excellé

Ecrit par : Jean RAMBERT | 13.07.2009

Commençons par remplacer le mot emploi par activité. :-)
Par rapport cette perte d'emploi, la réponse immédiate:
Le RSA organise un système à trois vitesses, ceux qui en réchappent, ceux qui nagent dans le temps partiel, et ceux qui n'ont aucune porte d'entrée.
On vit dans un système de valeur très vieux, axé sur une valorisation sociale basée essentiellement sur le travail et le salaire. La réussite matérielle étant un facteur visible de cette reconnaissance.
Le mal-être ambiant et l'incertitude quant aux possibles pour les générations futures vient du fait que ce système vascille et est à long terme peu viable.
Alors je ne sais pas, moi aussi, je me sens comme Pablo au milieu du tunnel.
Mais j'ai l'intuition que si nous ne changeons pas de système de valeur, le chaos sera à notre porte.
Cependant il me semble que la majorité des êtres humains court après cette opulence materialiste, parce qu'elle devenue un repère se substituant aux valeurs philosophiques religieuses ou politiques, du moins dans la partie nord du monde.
Normalement nous avons acquis suffisamment d'expériences diverses et variées sur cette planète pour en déblayer de nouvelles voies.
C'est plutôt la nature humaine et sa limitation au niveau des perspectives qui m'inquiète.
Le temps pour ouvrir les yeux est long

Ecrit par : Catherine | 13.07.2009

"On vit dans un système de valeur très vieux, axé sur une valorisation sociale basée essentiellement sur le travail et le salaire. La réussite matérielle étant un facteur visible de cette reconnaissance."

Bonjour Catherine,

Enfin, j'ai trouvé le temps de faire plus que passer dans votre univers. Parce que bien de choses lues et vues ici me parlent - comme on dit maintenant - cette visite ne sera pas la dernière, ca me semble évident.

J'ai repris ci-dessus vos propos car je les découvre tout juste après un échange téléphonique avec un ami qui m'invitait à un QQB cet après-midi et à qui je disais que j'avais déjà accepté une autre invitation pour un souper-causerie avec des élues fédérales de la Chambre des Communes canadienne, invitées par "Résultats Canada", une association dont je suis membre. Ayant appris que notre groupe est ce qu'on appellerait un lobby dont la spécificité est de promouvoir les meilleures approches pour l'aide au développement, mon ami ne m'a pas caché sa grande surprise de me voir "gâcher mon dimanche ensoleillé pour du bénévolat dans un combat dont Dieu seul sait s'il n'est pas perdu d'avance"! En fait, ceci n'est que le énième écho d'une série de discussions au cours desquelles il s'est toujours dit étonné de me voir continuer à "rêver à un monde plus humain" alors que chaque jour, selon lui, en Amérique du Nord plus qu'ailleurs sans doute, l'expérience nous enseignerait que seul le temps qui rapporte un gain personnel vaut la peine d'être donné à autrui.

Sans généraliser et pour épouser la chute de votre message, j'ai bien peur qu'il y ait de plus en plus de gens, y compris parmi les décideurs politiques, qui voient les choses comme cet ami qui n'a pourtant rien du capitaliste de la caricature. Et qui passe pour l'une des personnes les plus recommandables que je connaisse.

H-S : Je me suis autorisé à vous mettre en lien à "La Palabre du Monde". :)

Ecrit par : Blaise d'Ottawa | 19.07.2009

Merci en retour j'aprécie beaucoup votre façon d'écrire, c'est un réel plaisir de vous lire :-)

Ecrit par : Catherine | 19.07.2009

"gâcher mon dimanche ensoleillé pour du bénévolat dans un combat dont Dieu seul sait s'il n'est pas perdu d'avance"
C'est aussi le constat que j'en fait à savoir qu'entre les discours et les actes, entre les désirs d'une écrasante majorité d'humains et les possibilités de réalisations, les chances d'évolution et d'émancipation sont réellement très minces.. d'autant que les idéologies qui contrent ce mouvement de masse se montrent plutôt sous un angle liberticide, fanatique, et tout aussi intolérant. Mais d'un autre côté parfois " la foi peut soulever des montagnes" à ce qu'on dit :-) Alors même s'il y a peu de résultat ce petit peu là se révèle précieux et indispensable

Ecrit par : Catherine | 20.07.2009

@Catherine 20 07 2009

Je pense que l'humanité a fait, depuis 20 ans, le tour des idéologies flamboyantes et que le constat de la nécessité d'une socdem universelle est celui de la vérité et de la sagesse, mais ça fait moins réver que les Brigades Internationales ou la France Libre.

Pour le sel de la vie, il demeure la culture sans fin de chacun et le bénévolat comme actes libres que les animaux ne pratiquent peut être pas (encore que les dauphins et les éléphants ne nous disent pas tout !)

Camus aurait 96 ans, il nous dirait quoi ?

Ecrit par : Jean RAMBERT | 30.07.2009

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