26.04.2009

Trio Joubran



http://www.letriojoubran.com/

Une amie nous a invité à assister au concert des frères Joubran, inoubliable expérience...
Minimiel et son copain ont eu la chance de rentrer dans les loges pour contempler leurs magnifiques instruments crées par Wissam Joubran, qui a pris gentillement le temps de leur expliquer avec  quel bois ils étaient réalisés, ils sont splendides:
http://www.wissamjoubran.com/fr/

23.04.2009

JJU

22.04.2009

Bibliothèque numérique mondiale

Bibliothèque numérique Mondiale

21.04.2009

le châtiment d'Aman

aman.jpg
Le petit dernier, bon ça devient indécent mais en même temps, il faut se dire que c'est peint dans la chapelle sixtine :o)
http://www.insecula.com/oeuvre/photo_ME0000048836.html

Au bout des plumes

La brume songeuse glisse sur le vent d'est

A travers les sourires d'anges et leurs fines colonnes de soleil

Elle sans aile, légère et fluide, se love au creux des courants d'air frais

Vu du ciel la vie est belle

 

α Antliae, la machine pneumatique


Il n'avait jamais vu le spectre du soleil ensanglanter l'océan
braises incandescentes d'étoile mourante dans des flots rougeoyants.
Elle n'avait jamais vu d'iceberg descendu de la nuit polaire
écraser de froideur, la douceur des matins clairs

Autant fier qu'elle était folle, ils menaient une bizarre farandole
Déviés et déviants, leurs mots et silences se jouaient d'eux
Ephémères et eternels, les jeux restaient les mêmes

Deux mondes parallèlles en quête de secantes,de ponts, de passerelles
Deux mondes parallèlles en errance, en éveil, dans un vide immortel

http://fr.wikipedia.org/wiki/Machine_pneumatique

20.04.2009

La vie secrète des Amibes

En rond comme un bocal dans un poisson !
Mêmes horaires, mêmes ittinéraires
Même erreurs, même lenteur
Surtout se ressembler...
Sédentaire et routinier.

***
Vacances

Et lorsque tu crois t'évader
C'est un...
Voyage sans aventure
Mêmes normes, même drame
Ou que tu ailles tu emportes ton ennui
tes clones et tes failles

***
Mariage

Ils sont beaux
Conformistes et casés
Repus et bientôt blasés
Insatisfaits sans savoir de quoi
Si ce n'est cette amère frustration
De ne savourer que l'achat du vent
Consommé pour les autres
Comme un perroquet sans voix
Malheureux toxicomanes d'apparat
Plaire n'a qu'un temps...

***
La vie cette autre chose...

Ha la belle construction contrôlée
A l'abri du sentiment non sonnant et trébuchant qui apeure
Dans laquelle gît
Ton enfant, ta femme, ton mari, ton chat
Dans ce foyer plastique qui
te sert d'alibi
dans lequel s'asphyxie la fantaisie
la magie de l'impalpable..


***

L'éphémère

Aimer ? Elle se leurre
Elle se sécurise dans une cage dorée et oxydable
Qui sait peut être qu'à la naissance de ses rides
Les barreaux qui lui servent de repères
Rongés par le vide...lui ouvriront l'esprit

***

L'eternel

Mais le plus probable,
C'est qu'ils tourneront en rond
Toujours enchainés à cette idée
Qu'ils n'ont qu'à suivre à la lettre
Leurs modèles et leurs maitres

17.04.2009

Darjeeling tea

Prison

j'étais invitée à assister à une réunion publique sur le thème de la prison en présence de Jean-Marie Delarue, qui se déroulait hier à Quimper à 20h00. Mais bon je n'ai pu m'y rendre, comme cela arrive souvent quand c'est en soirée.Ici quelques liens :
http://www.surveillants.net/s/modules/news/

http://www.gip-recherche-justice.fr/catalogue/PDF/synthes...

http://www.gip-recherche-justice.fr/catalogue/PDF/rapport...

 http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/2008112...

Le rapport en entier:

http://tempsreel.nouvelobs.com/file/602201.pdf

http://www.anvp.org/anvp

16.04.2009

Cadavre exquis

 Version mère et fille, petit jeu qui nous faisait bien rigoler, une liste de mot et un texte à inventer le plus rapidement possible :o) je ne vous dis pas qui est qui :-)) petit clin d'oeil à ma mère qui passe ici de temps en temps.. extraits:

*****

Le roi Ay avait de la peine parce que son rat favori était mort au cours d'une rixe avec un Hun peu commode avec lequel il s'était battu pour une sombre histoire de WC.

Bref le Hun tua le rat. Aussi pour se venger le roi Ay fit appel au Sumo le plus fort de toute la contrée. Il lui promit en récompense une orgie et jura de lui offrir le sabre ancestral de la famille.

De jeunes filles menues dansaient sur la scène dans des costumes d'un bleu azur si léger que la soie semblait voler autour d'elles . Le Sumo très calme demanda au Roi :

«  je veux bien être le garant de tes lois et mettre le Hun K.O., mais en échange donne moi une de tes esclaves pour que j'en fasse une femme libre »
Le Hun avait son campement installé près d'un Pin gigantesque. Caché derrière la haie le Sumo observait les mouvement de son ennemi. Ce dernier mangeait et salait tout ce qu'on lui apportait. D'un geste lent notre guerrier se rapprocha. De tous les rôles qu'on lui avait donné, vengeur de rat était bien le plus idiot. Plutôt que d'affronter le Hun, il choisit de s'adresser à lui :

«- J'ai mission de t'abattre afin de réparer l'avanie subie par le Roi !!
-Avanie? Quelle avanie !! »

Le Sumo raconta toute l'histoire, ce qui fît rire énormément son interlocuteur. Le rat en question, ne se distinguait pas des autres vermines qui infestaient les rues de cette époque, aussi n'avait il eu aucun scrupule en écrasant l'immonde bestiole d'un coup de botte.

Ils décidèrent tous les deux que le jeu n'en valait pas la chandelle. Plutôt que de se battre l'un contre l'autre, ils délivrèrent tous les esclaves du royaume, et s'échappèrent dans la Nef du Roi vers des cieux plus cléments.

Le Roi comprit trop tard que Hun et Sumo tous deux guerriers agissaient sur des critères ne correspondant pas à ses caprices. Toute à sa fureur de vengeance, il se rendit compte que ne lui restaient pour tous sujets que quelques rats... ceux-là même qui avaient quitté le navire à l'arrivée des libérateurs.

*****

 Une journée calme:

Olive réa se déplace entre les haies de tables de la salle du restaurant, portant avec aisance un plateau de fruits de mer ( langoustines à la nage, oursins, étrilles, etc..) ainsi qu'une salade de pignes de pin.
L'atmosphère est calme: la tablée de joyeux lurons qui tout à l'heure avait perturbé le dejeuner s'en est allée, gavée, l'un de ses membres ayant eu une attaque, alors qu'il salait malicieusement le vin de ses amis, les coins de sa serviette nouées autour de son cou.
« - Quelle scène pénible » regrette Olive. Il dépose les hors d'oeuvre devant le seul client attablé devant une fenêtre ( un gros homme très fat et désagréable) et retourne vaquer à ses menues besognes.
Au moment où il entre dans la salle, il reçoit en plein visage un test d'oursin, lancé à tour de bras par l'odieux personnage qui le fait penser à Attila, le Hun célèbre.
« - Quelle avanie » pense Olive, humilié devant ses collègues qui s'esclaffent dans son dos.
AY dit le gros homme en japonais et sur le champs il disparaît dans un nuage de fumée pour laisser place à un énorme Sumo, tas de viande à allure humaine, à face de rat, enroulé dans un pagne de soie azur et armé d'un long sabre étincelant, qu'il manoeuvre d'un geste lent.
« -k.o. » dit olive en verlan, ce n'est pas mon rôle, mais je sens que je vais m'énerver, ma vie est en danger, il faut être plus rapide que lui! »

Ce disant, il bondit vers la table voisine, saisit une brochette acérée qu'il plonge dans le coeur du Sumo surpris. La masse de graisse s'effondre comme une nef de cathéderale au milieu d'un tremblement de terre.

« Je suis libre, s'écrie Olive, j'avais peur qu'il ne me tuât, je ne comprends rien à ce qui s'est passé! »

Stupeur le Sumo s'est désintégré, il ne reste qu'un pagne d'azur et un sabre.

Tout ceci échappe à nos lois!!
Olive se dépêche de faire disparaître les indices; il les range à côté de son heaume et du grimoire dans la cachette derrière le tableau de Pierre Diner, se promettant d'essayer de résoudre ce mystère un autre jour.

*****


Où l'on découvre qui est le Sumo

Le lendemain alors que Viviane était partie en promenade, Olive qui s'était pris au jeu, alla consulter le grimoire.
Il y découvrit que sa patronne était en relation avec le Sumo et que la solution se trouvait notée dans un vieux parchemin conservé en Orient.

« - qu'à cela ne tienne, j'en aurais le coeur net! »
Il suivit le processus habituel et se retrouva bientôt, voguant sur une mer démontée. Il montait de temps à autre, en haut du mat, dans la Hune et assistait à des scènes superbes, soleil couchant, danse de dauphins.Pour se nourrir il pêchait des poissons à l'aide de gaffes
« - Nous roulons et tanguons » confia-t'il à trois mouettes sur le pont. Il débarqua au bout de quelques temps en pleine taïga. Les futaies hautes et sombres l'impressionnait. Il se sentait perdu et désorienté et songeait avec nostalgie à sa payse, Magalie, qu'il avait quittée sans prendre le temps de lui faire ses adieux. Plongé dans ses tristes pensées, il n'avait pas remarqué qu'une jeune et belle femme l'observait depuis peu.
«- salut à toi cador, je te connais, je t'ai vu en songe, je savais que tu viendrais, ton mystère sera bientôt élucidé » elle écarta sa mante

« - tiens, prends cette limace, elle te conduira au parchemin. Suis la »

Et cador médusé, suivit la limace qui rampait devant lui à une vitesse telle qu'il avait du mal à la suivre. Elle laissait derrière elle un sillage de bave argentée
« -KO se dit cador en verlan. C'est le fil d'ariane, je n'aurai qu'à la suivre pour retrouver mon chemin »
La limace s'arrêta devant une caverne profonde. En trois bonds cador fut au coeur de la grotte. Dans l'ombre, il sentait des formes rôder autour de lui, sans doute mal intentionnées. Il se trouva bientôt au fond de la caverne. Sur un socle reposait le parchemin éclairé par la lumière jaune des torches fichées dans le mur. Il le saisit, l'ouvrit, hélas ! Il était rédigé en latin.
Soudain un grondemant de tonnerre, un éclair aveuglant, et devant lui l'ignoble Sumo nu comme un ver ( Evidemment son pagne d'azur est en sureté derrière le tableau)
«  Vade retro satanas vile créature! Tu n'existe pas! » et ce faisant, il file entre les jambes flageolante du monstre.
En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il avait rejoint sa Nef après avoir suivi la piste lumineuse laissée par la limace.

Revenu à l'hôtel, juste à l'heure du diner, après avoir préparé son thé au zeste de citron, il alla consulter un de ses amis, un ancien curé qui avait jeté son froc aux orties et lisait couramment le latin car il était de la vieille école .
Olive n'en revint pas!
« -Quoi ! L'immonde Sumo n'est autre que le perfide Dieu chinois WU ?
Que me voulait il pourquoi m'a-t'il attaqué au test d'oursin ? »
Il retourna à l'hôtel for préoccupé.

*****


Ariane adorait se promener dans la taïga. Ses aïeux y avaient toujours vécu, et c'est à regret qu'elle était partie vivre en ville. La payse comme l'appelait les gens du coin, retournait sans cesse vers ces lieux déserts. Il y avait au beau milieu des herbes, un bateau échoué depuis des siècles et du haut de la hune, elle pouvait admirer le paysage.
Un jour elle vit une limace nommée WU s'adresser à une mante WA. Elles se disputaient un brin d'ortie, et criaient fort. La scène ressemblait à une partie de ping-pong, le jeu durait depuis déjà une heure. WU avec un zeste de colère dit à Wa la mante :

« - Quoi, la belle ortie que voilà, je l'ai vu la première et si je ne peux pas faire de bonds, roulons jusqu'à elle, nous saurons qui la mangera! »

Ce à quoi Wa répondit: 

« - Vade retro satanas vile limace, tu sais que je ne peux rouler, et que depuis que je t'ai vu dans mon jardin, tu ne cesses de me voler !
- si tu n'avais pas renié notre entente à ce sujet, je ne t'aurais point fait de mal, mais tu préfères égoïste, attraper une indigestion plutôt que de partager ce plat délicieux qui du reste ne te convient pas! »
La mante qui ne voyait aucune issue réflechit et finit par dire:
« - OK, l'ortie n'est pas à moi et il est vrai que bien qu'elle soit belle, elle n'est pas faite pour mon estomac! Aussi voilà ce que je te propose tu prends l'ortie et nous décidons d'une frontière »
La limace accepta. Tout le Sud de la Taîga fût donnée à Wu et tout le Nord à Wa. Ariane qui avait suivi tous les débats, trouva la scène si comique, qu'elle en perdit son latin. Le bateau échoué servit de frontière aux deux protagonistes, si bien qu'elle se demanda si elle allait rentrer par chez Wu ou par chez Wa.Elle prit la décision de ne pas en prendre, et c'est avec l'insouciance digne d'un humain qu'elle zigzagua un coup chez Wu, un coup chez Wa, jusqu'à sa demeure citadine..

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